Le col de la veste jaune

Cette semaine, je suis revenu à la fabrication de la veste jaune dont j’ai parlé il y a quinze jours. Je me suis occupé de la doublure du dos, de la couture de la ligne de l’épaule, et j’ai terminé le col et les manches.

Aujourd’hui, je vais parler du col.

D’abord, je fais le pad-stitch sur la toile en lin et le feutre en laine (le pad-stitch consiste à mouler le tissu initialement plat de telle sorte qu’il prenne une forme quasi sculptée).

Il y a des tailleurs qui font le pad-stitch en parallèle avec la ligne de cassure (plis du col). Quant à moi, je pratique plutôt la demi-lune. Vous pouvez voir sur la photo ci-dessus le dessin de la craie. Un artisan qui a une grande carrière n’a pas besoin d’être guidé par une telle ligne, son travail est rapide et efficace. Je veux bien arriver à cela un jour !

Ensuite, je forme le dessous de col pour bien l’attacher au cou et à l’épaule avec le fer lourd. Ce n’est pas facile. Il y a des gens qui ont des épaules qui descendent beaucoup, et d’autres, qui ont des épaules carrées. Le dessous de col est très influencé par le degré de pente de l’épaule : c’est un endroit complexe. D’un point de vue esthétique, j’apprécie le col qui dessine correctement la silhouette bien que le col soit un tissus tombant. Si cette partie est bien silhouettée, cela fait penser à un slip bien moulé ! A l’inverse, si le dessous de col est trop strictement attaché, alors que cette partie est particulièrement sensible et complexe, la personne qui portera la veste risque de se sentir un peu mal à l’aise au niveau du cou (bien sûr, cela dépend de l’âge, de la personne, de l’activité dans la journée, etc.) Ma solution paraît donc raisonnable.

Ensuite, j’ai attaché le dessous de col au niveau de l’encolure.

 

 

 

Ensuite, j’ai ajouté la toile de coton sur le dessous de col (comme le montre la photo ci-dessus). Cela permet de donner plus de volume au col. Cette toile de coton, de couleur blanche, permet aussi d’éviter que la couleur jaune (un peu transparente) de la veste soit différente à cause de la couleur marron de la toile en lin : cette superposition assure l’uniformité de la couleur jaune.

J’ai entendu que certains tailleurs mettaient de la toile d’alpaka. J’imagine bien que cette matière donne facilement du volume.

Après, j’ai recouvert le dessous de col avec le dessus de col. Voici la photo de cette opération. Enfin, il faudra bien repasser pour que la ligne de cassure et la ligne de revers ne fassent qu’une seule ligne.

 

 

 

 

 

 

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