Intérieur et épaule

Ci-dessous, une photo qui montre que je suis en train de renforcer l’encolure du dos. J’ai mis une tranche de toile en laine : cela aide à stabiliser autour du cou.

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Voici la photo de la doublure.

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C’est maintenant une photo qui montre comment j’ai terminé la couture de l’épaule.

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Couture du côté

    Je voudrais aborder aujourd’hui la couture d’un côté d’une veste. Il n’y a pas grand chose de spécial en soi, mais je voudrais parler de la manière dont je m’y prends.

    Tout d’abord, évoquons la partie qui concerne les aisselles. Il s’agit de bien garder la forme, le volume de la poitrine. Il s’agit aussi de faire en sorte que cette partie ne devienne pas trop sale à cause de la transpiration. Aussi, cette partie (sur la photo ci-dessous : il s’agit de la forme arrondie) est changeable (ce travail ne peut être effectué que par un tailleur). J’ai mis du feutre en 100% laine, et la couture est faite à la main.

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Couture du côté à la main : photo ci-dessous.

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Cette fois, je fais la doublure sur une moitié de la veste. Je fais le ‘piping’ (le biais à cheval) avec le même tissu que la doublure. En réalité, la doublure sur la moitié demande plus de travail que la doublure entière.

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Facing et fente

Aujourd’hui je voudrais bien parler du facing du revers et de la fente au milieu du dos.

Comme la dernière fois je vous avais parlé de revers, je dois effectuer maintenant un travail que l’on appelle le « facing« , qui consiste à assurer la bonne courbe du revers. Si on utilise la machine à coudre, ou si on fait couture à la mains, la technique sera très différente. Bien sûr, j’effectue ce travail à la main.

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J’ai oublié de faire la photo du travail terminé… désolé…

Ensuite je veux bien vous montrer la fente du dos.

Pour cette veste je fais une moitié de doublure. Donc j’ai besoin de m’occuper particulièrement de la fente parce que c’est plus joli. Voici quelques photos.

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Essai de la toile en lin irlandais sur le revers

Je voudrais faire un essai. En général, pour donner du volume au revers de manière dynamique, j’ajoute tout simplement de la percaline de coton. Mais cette fois, j’essaie de mettre de la toile en lin irlandais. J’en attends une certaine efficacité. Voici quelques photos.

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Taping

Aujourd’hui, je vous parlerai du taping.
Le taping, c’est le fait de mettre une bordure sur le tissu. C’est pour que le bord de la veste devienne clair et affûté. Voici une des photos où le taping est fait avec du fil à bâtir. Regardez bien le bord de la veste, sur la photo à gauche.

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Ensuite, la bordure est cousue avec du en fil en soie.

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L’intérieur de la veste

   Aujourd’hui, je vous montre par cette photo l’intérieur de la veste. Tout est fait à la main, alors que la majorité des vestes d’aujourd’hui sont faites à la machine, même chez les tailleurs.

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Suite de la démonstration :

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Dernière photo. J’ai fait le ‘pad-stiching’ au niveau du revers (la moitié) :

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Entoilage

Aujourd’hui, je voudrais parler un petit peu de l’entoilage. Je fais tout moi-même pour que l’entoilage soit bien adapté au tissus bleu marine, et aussi pour le former fidèlement au corps de la personne pour qui je fabrique la veste. Et il y a aussi des choses dont je ne souhaite pas parler – les fameux secrets de fabrication maison !

Voici des phots de l’entoilage monté provisoirement. Comme vous le voyez, la courbure se fait naturellement.

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Ensuite, je fais le ‘padstitch’ pour bien former la silhouette du corps. Voici des photos prises au moment où je suis en train de faire le ‘padstitch’ :

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J’ai terminé le  ‘padstitch’ : vous voyez bien la forme, la courbure : c’est cela qui donne la silhouette de la veste (plus que le tissus de la veste), comme une structure principale, ou encore comme les os tiennent le corps.

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Mise en place et couture des poches plaquées

Je commence de monter la veste. Je fais un blazer en deux panneaux avec une pince. D’abord j’ai fait la couture de la pince de côté. Voici une photo du résultat de cette couture, exécutée à la main (je choisis toujours la couture à la main, sauf pour la doublure et la poche d’intérieur, pour des raisons d’efficacité).

Après cette couture à la main, je constate que c’est une ligne de couture très douce et souple. Si c’était cousu à la machine à coudre, cela durcirait, parce que la couture effectuée par la machine se fait avec deux fils et avec ses tensions.

Ensuite, comme le montre la photo ci-dessus, je fais le « pick stitch ». C’est d’abord pour stabiliser la couture et renforcer aussi sur le plan esthétique. Voici encore une photo ci-dessous :

Ensuite, je m’occupe des poches plaquées. Je dispose une poche plaquée sur le socle, grâce à quoi cette poche respecte la courbure du corps. C’est une manipulation qui ressemble à un détail, mais le prêt à porter ne peut pas le faire. Ce type de travail et d’attention sur toutes les parties du vêtement permettent un très bon résultat, en fin de compte.

Après avoir attaché la poche plaquée, je fais la couture : un « pick stitch ». Voici les détails sur la photo ci-dessous :

Tout est fait à la main.

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Cette fois on voit la veste avec une vue plus générale :

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Essayage

  Je voudrais parler de l’essayage du blazer bleu marine. D’abord, il faut convenir que l’essayage sur soi-même est un exercice différent : on ne peut pas faire de modification avec le toucher des mains d’or d’un artiste magique ! Il faut se regarder dans le miroir, et trouver le problème visuellement. Ensuite, au lieu de trouver la solution avec le toucher des mains d’or en question, il faut enlever le vêtement d’essayage, puis modifier en s’appuyant sur les données théoriques, sur papier plat.

Voici les photos de cet essayage.

Devant, apparemment, c’est bon. Comme j’ai déjà fait l’essayage en toile de coton, en général il n’y a jamais de grosses modifications ensuite. Mais je vais descendre le niveau des poches des hanches d’environ 2 à 3 centimètres, puisque ce n’est pas pratique lorsque je mets mes mains dedans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je trouve que ce n’est pas mal attaché au corps. Je suis assez content en ce qui concerne le niveau des épaules, celui de la poitrine et de l’emmanchure. Il n’y a pas de plis bizarres. Et la ligne de revers suit déjà bien le corps. Le résultat sera encore meilleur ensuite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici la silhouette que j’aime. Devant, ce n’est pas du tout cintré au niveau de la taille, comme les vestes de l’époque Ivy des années 50 et 60, ou comme chez Brooks Brothers. Mais ce sont des produits industriels, qui ne peuvent pas rivaliser en technique avec un tailleur, ni atteindre le niveau esthétique auquel il parvient.

Le design, la silhouette correspondent au style de ma maison.

L’avant de la veste tombe tout droit sans cintrer au niveau de la taille, comme c’est le cas dans la veste de style Ivy (mais sans trop d’aisance, comme on le trouve dans le prêt à porter). Derrière, je creuse le dos comme le permet seulement un vêtement fabriqué sur mesure. Cela, vous ne pourrez jamais le trouver dans du prêt à porter. Le dos est donc bien moulé, et sans pli !!!

Le style de la maison (house style) donne une impression modeste et d’élégance classique. En fait, cela n’a jamais existé.

On ne voit pas très bien sur la photo : le niveau d’épaule et le cou ne sont pas mal faits. Le dos aussi est bien creusé. J’aime bien la veste de longueur totale plutôt courte. C’est une question de goût.

Je veux bien dire que le résultat n’est pas mauvais, mais cette photo m’inquiète un peu : on voit un pli léger (côté droit), que je ne pouvais pas constater en me regardant dans le miroir. Je pense ce n’est pas un pli grave. C’est à cause de la quantité de couture et parce que j’ai serré le fil à bâtir. Ou bien ce pli s’explique par le volume de la chemise. Ici, c’est un endroit que l’on modifie avec un fer lourd. Donc, après ce travail, cela ira. Sinon, au prochain essayage, je m’en occuperai autrement.

Poches plaquées à rabat

J’aime bien le style « ivy » – celui de l’américaine « Ivy league », et le style « preppy ». C’est ce style que l’on trouve chez le rôle masculin du film « Love Story » (1970). Je me suis délecté avec le livre « True Prep », de Lisa Birnbach, auteur du « official preppy handbook », un ouvrage satirique mais qui n’en est pas moins passionnant par rapport à ce style de vie.

Moi aussi, je suis preppy. Donc pour le blazer sur lequel je travaille, la poche plaquée à rabat marche très bien. Voici des photos des poches et rabats avant d’être attachés. Bien sûr, ils sont tous cousus main (sans utilisation de la machine à coudre).

Ensuite, voici le dos des poches.

C’est dommage de ne pas voir clairement les couleurs avec cette photo. En fait, j’ai choisi une doublure de couleur champagne un peu moutarde (pas trop piquante). La dernière fois, quand j’ai fabriqué un blazer de couleur bleu marine pour moi, j’ai choisi de la doublure de couleur rose. Ce n’était pas mal, cela donne une impression fraîche et jeune. Cette fois, je voudrais faire un blazer un peu plus adulte ou sage, mais pas en aucun cas triste ! Donc, j’ai choisi cette couleur champagne pour la doublure.

Voici la photo de la veste en préparation en vue de l’essayage.

Les poches sont attachées avec du fil à bâtir. Après avoir terminé ce montage, on fait l’essayage ; à ce moment-là, on décide de l’endroit précis où l’on met les poches définitivement.